Comment cultiver une pelouse pour quelle soit belle ?

1202
Partager :

Un beau gazon est aussi plaisant à la vue qu’à l’usage. Cependant, pour avoir une magnifique pelouse, il va falloir bien l’entretenir. Découvrez alors dans cet article quelques règles à suivre pour avoir une belle pelouse en bonne santé, digne des plus beaux jardins.

Semer à la bonne période

Entretenir un gazon commence en premier lieu par le respect du calendrier de jardinage, mais aussi par sa période de semis. Par conséquent, ne pas prendre en compte cette période compromet fortement la bonne santé de la pelouse et l’expose à de terribles conséquences dans l’avenir. Ainsi, la meilleure saison pour réussir le semis de sa pelouse est le mois de septembre. Par ailleurs, avant de semer sa pelouse, il est essentiel de choisir celle appropriée à l’environnement, l’usage et le climat.

Lire également : Comment réussir la coupe régulière de votre gazon

Tondre parfaitement la pelouse

Pour obtenir une magnifique pelouse, l’étape qu’il ne faut surtout pas négliger est la tonte. En effet, tondre régulièrement la pelouse permet d’épaissir l’herbe, de réduire les besoins en eau de la pelouse et d’empêcher les mauvaises herbes de grandir. Néanmoins, pour être vraiment efficace, il est recommandé de tondre la pelouse en moyenne une fois par semaine de mars à fin octobre. Aussi, la tonte ne doit pas être radicale, il est préférable de couper la pelouse à un tiers de la hauteur de l’herbe afin de ne pas assécher les tiges.

Bien nourrir la pelouse

Pour qu’une pelouse soit en bonne santé et pousse correctement, il faut veiller à la nourrir. À cet effet, il est possible de la fertiliser à base de fumiers en utilisant un fertilisant bio particulièrement préparé pour les pelouses : un engrais à base d’azote, de potassium et de phosphore. Cependant, il est important de consulter la notice d’utilisation pour connaitre le dosage indiqué. Si cette opération est bien menée, elle permet à la pelouse d’être plus solide et plus résistante.

A lire aussi : Comment installer un gazon artificiel sur une terre aride : 5 étapes pour le réussir

Arroser la pelouse régulièrement

Une pelouse a énormément besoin d’eau pour survivre et rester verte. Ainsi, pour savoir qu’elle manque d’eau, il suffit de regarder si elle a une couleur qui vire au gris ou des brins qui se dessèchent. Pour bien arroser la pelouse, il est préconisé de déverser toutes les semaines entre 2,5 et 3,8 centimètres d’eau dans le gazon. Toutefois, il ne faut pas en abuser, car cela pourrait favoriser la propagation de plusieurs maladies.

Enlever les mauvaises herbes

Les mauvaises herbes sont très néfastes pour une pelouse, c’est pourquoi il est essentiel de les enlever. Pour cela, il est possible de le faire méthodiquement à la main, utiliser un tire-racine, un outil qui simplifie l’extraction des herbes, ou encore un herbicide sélectif. Par ailleurs, pour lutter efficacement contre les mauvaises herbes, il existe plusieurs solutions naturelles. Il s’agit principalement de l’utilisation du gros sel, du vinaigre blanc, de l’eau bouillante ou du bicarbonate de soude.

Aérer le sol

Pour qu’une pelouse pousse convenablement, il est nécessaire de lui offrir un gros bol d’air au moins une fois par an. À cet effet, passer un aérateur dans le gazon permet aux racines de recevoir l’air. Outre l’aérateur, il est possible d’utiliser une fourche bêche et réaliser des trous pour y mettre du gros sable. Cela permet à l’eau de mieux s’infiltrer dans le sol tout en oxygénant les racines.

Choisir le bon type de gazon pour votre climat et votre sol

Le choix du type de gazon à semer dépend essentiellement du climat et du sol. Le climat est un facteur important car il influe sur la croissance des plantations, en fonction de la pluviométrie et de la température. Dans les régions chaudes, optez pour un gazon résistant à la chaleur comme le Zoysia ou le Bermuda qui ne nécessite pas d’arrosages fréquents. Pour les zones plus humides, préférez des types de graminées moins susceptibles d’être attaquées par les maladies fongiques telles que le Ray Grass anglais.

Quant au sol, il est nécessaire d’en connaître la nature pour choisir les graines adéquates car cela conditionne leur développement. Un sol argileux retient beaucoup d’eau, alors qu’un sol sableux n’en conserve que peu. Effectivement, si votre terrain est argileux, optez pour des espèces qui supportent cet environnement comme le Fétuque rouge traçante ou encore le Pâturin des prés.

En revanche, si vous avez un jardin plutôt sableux, orientez-vous vers une solution avec une bonne capacité drainante telle que le Ray-grass anglais ou encore la Fleur Blanche.

Il existe aussi des mélanges spécifiques pour les différents types de sols existants afin d’avoir un résultat optimal lors de l’aménagement extérieur.

De ce fait, en choisissant les bons types de pelouses adaptés aux terrains concernés, cela permettra d’aboutir à une belle verdure tout en évitant certains problèmes tels que le jaunissement prématuré, le développement irrégulier ainsi qu’une consommation excessive et inutile en eau pendant l’arrosage.

Protéger votre pelouse contre les maladies et les parasites

Une fois que votre gazon est semé et en train de pousser, pensez à bien l’entretenir. Il existe une variété de maladies fongiques, telles que les taches brunes et la moisissure grise, qui se propagent facilement par temps humide. Pour prévenir ces dommages, vous pouvez utiliser des produits spécifiques au traitement antifongique.

Certains insectes nuisibles, comme le ver blanc ou encore la pyrale du maïs, peuvent fortement endommager une pelouse fraîchement installée. Ces créatures se nourrissent directement des racines du gazon, ce qui provoque leur mort en peu de temps. Les nématodes sont alors un choix approprié pour lutter contre ces ravageurs sans endommager l’environnement.

L’arrosage régulier est aussi essentiel pour maintenir une pelouse saine tout au long de sa croissance, car cela permet aux racines d’absorber suffisamment d’eau et assure donc un développement optimal sur toute sa surface.

De même, la tonte doit être effectuée avec minutie afin d’éviter qu’elle soit trop courte (inférieure à 5 cm), car cela expose davantage vos plantations aux agents pathogènes ainsi qu’à certains insecticides susceptibles de pénétrer dans le sol via leurs déjections.

Partager :